Le conseil était rempli à 20%. Parmi les présents 7 lecteurs assidus :
- 3 figaros
- 1 parisien
- 2 libération
- 1 monde
Déroulement général
Les questions (sur l'enfance et le rythme scolaire en début de scéance),
donnent lieu à un exposé des faits succints et ensuite à une déclaration
d'ordre réthorique permettant de défendre ou de remettre en cause le
maire. Une très belle saillie sur les crottes de chiens est très proche
du début de la campagne présidentielle.
Sujet 1: précampagne présidentielle, hommage à Alain Juppé
Citation du poète : «la merde et l'avenir vous verrez que nous en ferons
des discours». Il paraitrait que le poète est un certain Alain. Le débat
est de savoir si un audit permet d'enlever plus au moins de crottes de
chien. La mairie répond que le marché des déchets canins méritent un
audit, car il serait initialement encrotté (entâché d'irrégularités).
Néanmoins, il semblerait qu'une campagne contre la malpropreté soit en
route. Citoyen, a vos balayettes, vous êtes sur les premiers rangs. Les
progrès sont «limités mais réels» (M. Delanoé). Le général Contassot est
confirmé dans ces fonctions. Au grand dam de la chef de la résistance :
Me Panafieu. A noter que le XVIIIe serait plus propre.
Durée du débat 20 minutes.
La petite enfance
Rien compris
Les personnes dépendantes
Proposition MDC: carte orange pour handicapés, passeport
culturel
Réponse : mise en place de grosses infrastructure, tas de
chiffres. Accélération de la mise en place de ligne de bus accessibles,
étude de la solution prenant en compte les taxis. Audit concernant
l'accessibilité des lieux et des contenus dans les lieux culturels. La
réponse est abrégée.
Durée du débat 7 minutes.
Les rythmes scolaires
Dans la salle
- En rédaction lecture de documents : 11 personnes
- lecture de journeaux : 5 personnes
- en salons : 2 personnes
- 52 personnes présentes
- M. S. ne dort pas, sa jambe droite gigote.
Les questions proches sont traitées en une fois. Dépassement, pas trop de
polémiques. En tout cas, vu le manque d'attention, le problème des
rythmes de travail devrait dépasser le monde du scolaire, il devrait peut
être se servir du conseil de Paris comme d'un laboratoire expérimental.
Ah, si les élèves étaient aussi dissipés que ça à mon avis ils seraient
renvoyés. La moral de l'histoire, si vous êtes éligibles et que vous
n'arrivez pas à vous concentrer pendant les cours, peut être avez vous
votre place au conseil de Paris. Tout le monde à l'air d'accord. La
droite à l'air de dire que le rythme scolaire n'a pas d'intérêt s'il n'y
pas d'augmentation de la diversité du «périscolaire». Ce sont des
activités associatives en dehors de l'école. Il y a vraiment des fortes
têtes qui interrompent les autres, devinez qui sont les rebelles ;), je
ne cafterais pas.
Assomant, durée du débat 20 minutes.
Autoréquisition et squatt
Les verts appartenants à la majorité, soutiennent les personnes
enfreignants la loi en ce qui concerne l'occupation des locaux. Ils
s'opposent aux faits que les explusions tant qu'elles ne le sont pas dans
le respect du relogement.
réponse du prefet Le squatt angle rue des bleuets, avenue de la
république est inadapté. Ces locaux appartiennent à l'ESCP. Les locaux
ont été occupés avec infraction. L'ESCP a fait venir un huissier, et à
porté plainte. Les locaux ne comportent pas d'électricité. Il n'y avait
qu'une chambre occupée en permanence sur 6 étage. 13 personnes y étaient.
D'où l'édiction d'un arrêté le 04/02/2002. Les personnes ont été notifiés
le 6. Elles ont quitté les lieux sans appel à la force publique, elles
ont néanmoins refusé d'aller au centre d'action social. La chambre de
commerce a commencer à faire les modifications pour transformer
l'immeuble en locaux de l'école.
réponse du reponsable de la commission d'attribution des HLMs 20
squatts officiels DAL sur Paris, 50 non officiels. Les verts regrettent
que les expulsés aient refusé d'aller voir les autorités pour la
réallocation de logements, sous prétexte de pérennité. Aujourd'hui 100
000 demandes HLMs, 5000 demandes accordées par an. Refus d'accorder des
priorités des dérogations (coupage de file d'attente). Il n'est pas
suffisant d'être structuré en association pour être prioritaire.
Re réponse des verts (irrégulier) L'immeuble était utilisable
(quoiqu'il n'y avait ni eau, ni electricité. Si les personnes ont
refusées le CAS, c'est qu'elles sont balladées d'hotels en hotels. Ce
n'est pas une question de priorité lié au fait d'être en association,
mais une question de critères sociaux.
En salle: distribution de courriers par les huissiers.
Protocole : lettres aux paniers
Question opposition :
- transparence ;
- clientélisme (à l'égard de M. Manau) ;
- lettres dans le panier ;
Réponse M. Manau : regret de la démission de l'opposition dans la
commission d'attribution des logements sociaux.
M. Manau a eu son logement de plein droit (veufs + 2 enfants à charges),
et va le quitter dans trois jours.
Réponse de M. Delanoé : M Delanoé ne veut pas faire de polémique,
il n'y aura pas de recherche des personnes utilisant illégitimement des
HLMs. La paix des braves : je ne vous chercherais pas des poux dans la
têtes, en attendant pas d'attaques personnelles, sinon ...
Réponse à nouveau de l'opposition : c'était pas polémique ;
c'était dans la revue de presse de la mairie de Paris.
Réponse du maire : vous n'avez pas dénoncé l'ancien système,
donc il convenait mieux... Et vous savez comment il fonctionnait. Mais
monsieur Tibéri, merci de me faire préciser qu'il est normal qu'un maire
ait 20 personnes pour attribuer les logements en fonctions des
préférences personnelles du maire.
Ça sent la menace voilée.
Les logements semblent être l'enjeu stratégique sur Paris : qui contrôle
le peuplement, contrôle les votes. L'implantation sur Paris, est
spécifique. En reconnaissant un débat sur la mixité sur Paris, les élus
de droite et de gauche, reconnaissent que Paris est un patchwork de
ghettos sociaux. Voire plus bas.
Délibérations
5 délibérations (les papiers distribués par les huissiersp). Elles sont
regroupées => 3.
Elles visent à renforcer la politique de la
ville .
- les adultes relais : autres noms pour les médiateurs ;
- les espaces libres numériques : surtout dans les quartiers
défavorisés pour éviter la fracture numérique ;
- maison du droit et des libertés (?) pour permettre à tout le monde
l'accès au droit. Première implantation à la goutte d'or.
- avenants au contrat de ville. Il concède 11 sites à problèmes à
...(?) ;
- le nord est de Paris = 36% de Paris, et regroupe 70% des demandeurs
d'emplois ;
Je m'arrête ici, au niveau de la langue de bois ils font vraiment trop
forts.
En salle :
- 10 étudient ou écrivent leurs dossiers ;
- 3 lisent des magazines ;
- 3 groupes de papautages de 2 personnes ;
Toujours 50 personnes, et des va-et-vients permanents.
Et toujours le monologue en langue de bois. Je craque. Je quitte. J'ai
jamais vu des personnes aussi dissipées et peu respectueuses des
autres.
Pourquoi M. Delanoe est dans une réthorique intenable
L'audite de base sur l'electrochoc de la restitution des résultats pour
que ceux ci ne se produisent plus à l'avenir. Et, le fait de «solder» les
erreurs passer et fondamentales.
En faisant de la transparence une valeur clefs, en ayant l'attribution
des logements comme secteurs stratégiques, si il y a vraiment un manque
de transparence passé qui perdure, en obligeant les organismes
officielles à avoir une cécité sur des évênements passés/présents, il les
empêche de prendre un nouveau départ.
Sur un point de vue hypothétique, à supposer que les abus sont/étaient
un fait, et que l'office doit les couvrir, comment peuvent ils être
transparents ?
De plus l'opposition ne peut que s'exprimer bruyamment, car sur un plan
réthorique, si la droite ne dit rien elle reconnait les faits.
Enfin, cela donne l'impression qu'il essaie de négocier le silence des
HLMs, mais cela implique que l'opposition à un moyen de rétorsion, ou
qu'il cherche à les faire chanter.
Bref, je ne connais pas la vérité des faits, je dis juste que sur le
plan du discours c'est très maladroit.
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