Comment à trop aimer les hommes on finit à la suite d'une indigestion à
les détester
Modifié Monday, 05-Jan-2009 17:19:22 CET
Peu de personnes me croient mais seul l'amour démesuré des hommes et des
femmes m'a aider à devenir un tueur en série. Je pense que la déception y est
pour beaucoup. Je me souviens, j'ai du être amoureux deux fois dans ma vie,
une fois à dix ans d'une fille de treize ans et le coté insurmontable de
l'affaire m'a pousser à abandonner l'histoire. Ensuite, certes j'ai aimé
toutes les filles avec lesquelles j'ai eu une relation, mais rares sont
celles qui m'ont fait perdre la chose que je trouve importante : le contrôle
sur ma personne. Et une en particulier que j'ai eu rencontré aux alentours de
la trentaine. Vous vous figurez que l'amour est une chose belle, moi je vous
affirme que c'est une plaie ; ce rendre compte que l'on régresse de 15 ans en
terme d'age mental est une plaie. Certes avec la mode du jeunisme c'est
plutôt une qualité qui permettrait de devenir responsable de communication
dans l'événementiel. Malheureusement, c'est un peu has-been dans cette
branche d'être fonctionnellement hétéronormalement séxué ou de ne pas
disposer de 5 quart de sang correct (perso je suis O+ je ne vois pas ou j'ai
déconné). En conclusion être amoureux est une connerie totale quand on est
hétéro. Je me souviens elle s'appelait Solène. Évidemment, le lecteur averti
repérera le prénom inventé directement sortie du cycle de l'incal de Moëbius,
mais peu importe le prénom pas vrai ? Donc l'idée est que arrivé à la
trentaine, jeune homme mal dégrossi (autant dire pas très au fait des
conventions), j'avais contracté doux penchants pour une personne dont la
personnalité me faisait vibrer, et pour laquelle la réciproque n'était pas
vrai. Enfin, c'est ce que je me disais. Il est amusant de constater que le
décalage entre la réalité et ce que l'on pense est d'autant plus grand non à
l'aune de la grandeur de la personne mesurée, mais à l'aune des idées que
l'on se fait. Cette personne était ma foi fort sympathique et très proche de
toute une catégorie bigarrée de personne, mais que dire ?
Elle me semblait surtout apprécier les cas soce, ce qui est bon pour remonter
son égo quand on est accro à l'héro en banlieue et que l'on cherche n'importe
quel prétexte pour se dire qu'il y a pire mais me semble relativement malsain
pour un individu adulte prétendant avoir un minimum de compassion (à ne pas
confondre avec son homophone en verlan la passion des cons).
Imaginez que vous aimiez une personne, et que celle-ci vous dise que vous
n'êtes pas assez bien pour être un petit ami, et de l'autre coté qu'elle vous
considère comme un bon copain (aka un cas social comme ses autres copains qui
la mette en valeur), vous ne songez qu'à une chose : que pareille mésaventure
ne se reproduise pas à l'avenir.
Il faut donc passer un ordre de grandeur au dessus ou en dessous du cas
social.
Un ordre de grandeur en dessous revient à savoir danser le rock rallye à
quatre temps ou à connaître l'ensemble des caractéristiques des voitures
depuis 10 ans (la 206 cc étant aujourd'hui la référence qui impressionne les
filles), un ordre de grandeur au dessus je suppose revient à soit être un
braqueur ou une star d'un émission genre plan Star'Ac. Malheureusement, mes
parents ne m'ont jamais inscris pour apprendre les bonnes matières ou a
chanter comme un veau prétentieux, et n'ont jamais voulu m'éduquer sur la
beauté tant des injections électroniques que sur la supériorité de l'humour
de Desproges et des guignols. Inadapté non tant par volonté délibérée que par
mauvaise éducation, j'ai longtemps ressassé cet état de fait jusqu'à ce que
je la rencontre. N'étant pas correctement formaté et relégué au rôle de bon
ami, je pensais me contenter de mon sort pour de vagues raisons matérielles
(profiter d'un appart en plein milieu de Panam ou une anglo saxonne fin
bourrée remerciera toujours par le plaisir de la couche le chevalier servant
qui lui évitera la honte des tacos). Cependant, si vous rendez compte qu'une
fille se vante presque de ne fréquenter que des cas sociaux comme amis, et
qu'elle vous dit que cous êtes un ami, qu'en déduisez vous ?
Que vous êtes un cas social vous aussi ?
Et vous avez raison. La question n'est pas de savoir si vous êtes un cas
social, la question et qu'en France, le ridicule peut tuer. Afin de se
prémunir d'une fin précoce même si elle n'est que symbolique, le français
doit se prémunir contre cette menace majeure : le ridicule. Ainsi je vous
laisse imaginer ce que j'ai du faire pour laver mon honneur.
Le plus important dans une histoire est de respecter sa parole : si une fille
vous demande de ne pas lire ses emails, vous ne devez jamais les lire, par
contre si par chance vous connaissez des personnes travaillant chez son
fournisseur d'accès internet rien ne vous empêche de demander des
renseignement sur ses flux réseaux ou tout simplement de lire ses courriers
papiers. Ainsi une fois que vous avez compris que l'amour nous leurre
toujours sur l'objet que nous aimons pourquoi se venger sur le sentiment lui
même ? Un sentiment est par nature indestructible et pur, seule l'humanité
est faillible. Il ne reste donc plus qu'à se venger de ces putains de
sentiments de merde de mes deux, en s'en prenant à la personne qui les a
inspirés. Ne pas se venger n'est pas humain, ne pouvant s'en prendre à une
chose immatérielle, n'importe quelle personne fait l'affaire finalement. Il
est étonnant bizarrement que les animaux sacrifiés, par ailleurs doués de la
parole, ne soient jamais d'accord avec les sacrifices. Je ne suis pas sur que
sa mort l'ait améliorée entre nous. Par contre, je suis certain que la
tristesse, et le contrecoup de sa mort m'a beaucoup amendé. La conclusion que
j'en ai tiré l'aurait probablement beaucoup fait rire : «je suis comme je
suis et n'y puis rien changer». À coté de ça elle me manque. C'était une
fille formidable, et son appartement était vraiment bien situé, c'est dommage
que je ne la reverrais plus jamais.
On devrait toujours réfléchir avant de tuer quelqu'un.
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